Ce fut une très bonne idée de faire précéder le débat sur la pédophilie dans l'Église d’un extrait de Spotlight, un film qui met l’accent sur la responsabilité collective.
Isabelle de Gaulmyn, auteure d’Histoire d’un silence et rédactrice en chef adjointe de La Croix, et Vincent Neymon, directeur des communications à la Conférence des évêques de France, ont présenté un point de vue empreint d’émotions lors des Journées François-de-Sales.
Découvrir, trente ans plus tard, qu’elle côtoyait au sein du mouvement scout, sans le savoir, des victimes de pédophiles prêtres, fut pour Isabelle de Gaulmyn un véritable choc. «Je me suis sentie coupable.»
Ce constat l’a amenée à mener une enquête et à écrire un ouvrage sur le résultat de sa recherche. «J’avais le sentiment d’être contre mon Église. J’en suis sortie différente.»
Le silence des victimes et des familles s’explique difficilement pour quelqu’un qui n’a pas vécu ce drame. «Pourquoi en parler 35 ans après?», a-t-on lancé à la journaliste. Mme Gaulmyn incite ses collègues à écouter les victimes, à leur faire exprimer cette «douleur cachée».
On peut se demander pourquoi l’Église de France a mis du temps à traiter cette réalité. Vincent Neymon dit qu'un tel acte semblait tellement inconcevable qu’en réaction, il y a eu une forme de deni.
«Le silence permet de croire que cela n’existe pas. Quand un prêtre se dénonce à son évêque, ce dernier est décontenancé devant un fils.»
Depuis deux ans, les évêques ont fait une réelle prise de conscience de la souffrance. «Les victimes ont permis que cela éclate.»
En tant que responsable des communications, l’objectif de Vincent Neymon a été de travailler en coopération avec les victimes, les médias et l’institution.
-
Texte et photo de Gaëtane Larose, ex-présidente de l'ACPC, ancien nom
de l'AMéCO. Elle participe, à Annecy, aux 21e Journées
François-de-Sales, un événement organisé par la Fédération des médias catholiques.
mardi 31 janvier 2017
Poste en communications chez les franciscains
Les Franciscains du Canada sont à la recherche d'une personne technicienne en communication. Le poste, de 14 heures/semaine, demande de rédiger des textes et communiqués, de réaliser des revues de presse et d'appuyer des activités de communication, de production et de promotion.
On demande aux candidats et candidates d'avoir des aptitudes pour gérer des réseaux sociaux, d'être familier avec l’Église catholique et d'être motivé à oeuvrer dans un milieu confessionnel.
On demande aux candidats et candidates d'avoir des aptitudes pour gérer des réseaux sociaux, d'être familier avec l’Église catholique et d'être motivé à oeuvrer dans un milieu confessionnel.
lundi 30 janvier 2017
Soirée Relations reportée
La Soirée Relations prévue ce soir à Montréal est reportée au 20 février à 19 h, en raison des événements de Sainte-Foy.
«Le Centre justice et foi tient à exprimer sa solidarité avec tous les concitoyens et les concitoyennes de confession musulmane, particulièrement à ceux et celles du Centre culturel islamique de Québec ainsi que leurs proches. Nous dénonçons la violence qui s’est exprimée à travers cet acte inadmissible ainsi que les propos haineux qui l’alimentent».
«Le Centre justice et foi tient à exprimer sa solidarité avec tous les concitoyens et les concitoyennes de confession musulmane, particulièrement à ceux et celles du Centre culturel islamique de Québec ainsi que leurs proches. Nous dénonçons la violence qui s’est exprimée à travers cet acte inadmissible ainsi que les propos haineux qui l’alimentent».
Le Carnet du carême est un best-seller
Selon Gaspard, un service d'information sur les livres vendus au Québec, le Carnet du carême 2017, publié par Novalis et sa revue Vie liturgique, se classe au 2e rang des ventes québécoises.
Le premier rang des ventes est occupé, pour la semaine du 16 au 22 janvier, par le best-seller de Pierre-Yves McSween, En as-tu vraiment besoin?
Céline Therrien et Jocelyn Girard, ce dernier étant un collaborateur régulier auprès de Vie liturgique et d'autres publications membres de l'AMéCO, ont rédigé ce livret.
Le premier rang des ventes est occupé, pour la semaine du 16 au 22 janvier, par le best-seller de Pierre-Yves McSween, En as-tu vraiment besoin?
Céline Therrien et Jocelyn Girard, ce dernier étant un collaborateur régulier auprès de Vie liturgique et d'autres publications membres de l'AMéCO, ont rédigé ce livret.
Comment parler de l’islam aujourd’hui?
Les trois participants à cette table ronde des Journées François-de-Sales, Inès Safi, Michael Privot et Farid Abdelkrim, illustrent différentes façons de vivre l’islam.
Physicienne, Inès Safi dit que l’islam a été dénaturalisé. Elle s’intéresse au phénomène foi et science. Elle croit que l’islam se définit à travers des modèles vivants, par exemple des réalisations artistiques. Elle a illustré son propos à partir de modèles féminins.
Farid Abdelkrim a débuté son intervention en répétant à quatre reprises «Je suis Français, Français et musulman». À la suite de la perte d’un ami, en quête de sens et d’identité, il a rencontré les Frères musulmans. En 2015, il a cessé d’être islamiste et il est devenu humoriste.
Michael Privot, Belge et musulman, se définit comme un enfant de la post-modernité. Il a côtoyé le catholicisme, le bouddhisme, la religion juive pour finalement adhérer à l’islam. Il est resté plusieurs années avec les Frères musulmans. Pour lui, la diversité fait partie de l’univers. Il incite les médias à normaliser la diversité, à présenter une diversité de profils, à faire entendre des voix diverses de musulmans.
- Texte et photo de Gaëtane Larose, ex-présidente de l'ACPC, ancien nom de l'AMéCO. Elle participe, à Annecy, aux 21e Journées François-de-Sales, un événement organisé par la Fédération des médias catholiques.
Physicienne, Inès Safi dit que l’islam a été dénaturalisé. Elle s’intéresse au phénomène foi et science. Elle croit que l’islam se définit à travers des modèles vivants, par exemple des réalisations artistiques. Elle a illustré son propos à partir de modèles féminins.
Farid Abdelkrim a débuté son intervention en répétant à quatre reprises «Je suis Français, Français et musulman». À la suite de la perte d’un ami, en quête de sens et d’identité, il a rencontré les Frères musulmans. En 2015, il a cessé d’être islamiste et il est devenu humoriste.
Michael Privot, Belge et musulman, se définit comme un enfant de la post-modernité. Il a côtoyé le catholicisme, le bouddhisme, la religion juive pour finalement adhérer à l’islam. Il est resté plusieurs années avec les Frères musulmans. Pour lui, la diversité fait partie de l’univers. Il incite les médias à normaliser la diversité, à présenter une diversité de profils, à faire entendre des voix diverses de musulmans.
- Texte et photo de Gaëtane Larose, ex-présidente de l'ACPC, ancien nom de l'AMéCO. Elle participe, à Annecy, aux 21e Journées François-de-Sales, un événement organisé par la Fédération des médias catholiques.
dimanche 29 janvier 2017
La communication d’un pape
À écouter les trois intervenants à la table ronde des 21e Journées François-de-Sales intitulée François, la communication d’un pape, on comprend que ce pape dérange les habitudes de la salle de presse du Vatican. On sent même une certaine nostalgie des textes de Benoît XVI, toujours clairs et d’une réelle profondeur.
Romilda Ferrauto, ancienne rédactrice en chef à Radio Vatican, constate que le pape ne plaît pas à tout le monde et qu’il y a trois types d’opposants au style de François: ceux qui pensent qu’il n’est pas sincère, ceux qui ne l’aiment pas du tout et ceux qui aiment sa spontanéité mais en redoutent les conséquences.
L’emballement médiatique du pape irrite certaines personnes. Ils craignent qu’il sème le trouble par ses déclarations sur le vif et qu’il favorise l’image au détriment du message. Certains croient même qu’il favorise les musulmans au détriment des chrétiens d’Orient.
Jean-Louis de la Vaissière, correspondant à l'Agence France-Presse, trouve que le pape François est un homme inquiet de la portée de ses paroles et qu’il veut éviter les polémiques.
Antoine-Marie Izoard, maintenant à Famille chrétienne, a été «bousculé» dans sa pratique journalistique lorsqu’il travaillait à l’agence d’information I.Media à Rome. Il a été séduit par ce pape mais il trouve que ce qui pose problème pour le service des communications du Vatican, ce sont les discours à huit clos, les appels téléphoniques et les lettres de François, «un homme libre».
- Texte et photo de Gaëtane Larose, ex-présidente de l'ACPC, ancien nom de l'AMéCO. Elle participe, à Annecy, aux 21e Journées François-de-Sales, un événement organisé par la Fédération des médias catholiques.
Romilda Ferrauto, ancienne rédactrice en chef à Radio Vatican, constate que le pape ne plaît pas à tout le monde et qu’il y a trois types d’opposants au style de François: ceux qui pensent qu’il n’est pas sincère, ceux qui ne l’aiment pas du tout et ceux qui aiment sa spontanéité mais en redoutent les conséquences.
L’emballement médiatique du pape irrite certaines personnes. Ils craignent qu’il sème le trouble par ses déclarations sur le vif et qu’il favorise l’image au détriment du message. Certains croient même qu’il favorise les musulmans au détriment des chrétiens d’Orient.
Jean-Louis de la Vaissière, correspondant à l'Agence France-Presse, trouve que le pape François est un homme inquiet de la portée de ses paroles et qu’il veut éviter les polémiques.
Antoine-Marie Izoard, maintenant à Famille chrétienne, a été «bousculé» dans sa pratique journalistique lorsqu’il travaillait à l’agence d’information I.Media à Rome. Il a été séduit par ce pape mais il trouve que ce qui pose problème pour le service des communications du Vatican, ce sont les discours à huit clos, les appels téléphoniques et les lettres de François, «un homme libre».
- Texte et photo de Gaëtane Larose, ex-présidente de l'ACPC, ancien nom de l'AMéCO. Elle participe, à Annecy, aux 21e Journées François-de-Sales, un événement organisé par la Fédération des médias catholiques.
samedi 28 janvier 2017
Le fait religieux dans les médias
La présence du fait religieux ou des religions dans l’espace public appelle-t-elle à une modification des pratiques journalistiques de la presse catholique?
Invité à répondre à cette question en conférence d’ouverture lors des 21e Journées François-de-Sales, Christian Makarian, directeur délégué de la rédaction de L’Express, affirme que le fait religieux est revenu dans les médias «avec force et violence».
Il affirme qu'«expérimentés en destruction», les djihadistes «ont le projet mondial d’utiliser le fait religieux».
«L’Islam remet la religion au cœur du monde. Elle nous ramène à notre identité», a-t-il ajouté.
Pour M. Markarian, la culture occidentale a appris aux Français «à se défaire de leur identité». Il croit que l’actualité religieuse internationale envahit la presse écrite «ce qui est voulu par les djihadistes». Il se dit convaincu que les grands médias ont dépossédé la presse catholique, pourtant la «plus qualifiée pour amener une réflexion».
L’assassinat du père Jacques Hamel, le 13 novembre 2016, «a vu l’Église venir au secours de l’État». Pour lui, cet événement est un tournant dont il tire les conclusions suivantes : il ne faut pas avoir honte de son identité chrétienne. Il invite la presse catholique à faire avancer l’information religieuse. «Vous en êtes les experts. La presse catholique, c’est l’approfondissement. Apportez plus de connaissances, démontez les conflits par la connaissance.» » Il va même jusqu’à dire que «lorsqu’il n’y aura plus de presse catholique, il n’y aura plus de presse».
Christian Markarian souhaite la création d’un prix international au nom du père Jacques Hamel.
- Texte et photo de Gaëtane Larose, ex-présidente de l'ACPC, ancien nom de l'AMéCO. Elle participe, à Annecy, aux 21e Journées François-de-Sales, un événement organisé par la Fédération des médias catholiques.
Invité à répondre à cette question en conférence d’ouverture lors des 21e Journées François-de-Sales, Christian Makarian, directeur délégué de la rédaction de L’Express, affirme que le fait religieux est revenu dans les médias «avec force et violence».
Il affirme qu'«expérimentés en destruction», les djihadistes «ont le projet mondial d’utiliser le fait religieux».
«L’Islam remet la religion au cœur du monde. Elle nous ramène à notre identité», a-t-il ajouté.
Pour M. Markarian, la culture occidentale a appris aux Français «à se défaire de leur identité». Il croit que l’actualité religieuse internationale envahit la presse écrite «ce qui est voulu par les djihadistes». Il se dit convaincu que les grands médias ont dépossédé la presse catholique, pourtant la «plus qualifiée pour amener une réflexion».
L’assassinat du père Jacques Hamel, le 13 novembre 2016, «a vu l’Église venir au secours de l’État». Pour lui, cet événement est un tournant dont il tire les conclusions suivantes : il ne faut pas avoir honte de son identité chrétienne. Il invite la presse catholique à faire avancer l’information religieuse. «Vous en êtes les experts. La presse catholique, c’est l’approfondissement. Apportez plus de connaissances, démontez les conflits par la connaissance.» » Il va même jusqu’à dire que «lorsqu’il n’y aura plus de presse catholique, il n’y aura plus de presse».
Christian Markarian souhaite la création d’un prix international au nom du père Jacques Hamel.
- Texte et photo de Gaëtane Larose, ex-présidente de l'ACPC, ancien nom de l'AMéCO. Elle participe, à Annecy, aux 21e Journées François-de-Sales, un événement organisé par la Fédération des médias catholiques.
La Revue Sainte-Anne: entraide
«Pour faire cet éditorial, je me suis arrêté à penser à toutes les personnes et tous les groupes de personnes qui peuvent faire de l’entraide en 2017 et les noms sont rapidement devenus innombrables, au point de m’étourdir. Alors pour me confirmer que je n’inventais rien, j’ai fait une courte recherche Internet pour constater qu’il y a près de 400 organismes reconnus par Centraide et ce n’est qu’un début. Une vraie recherche dénombrerait des milliers d’organismes, donc des centaines de milliers de bénévoles et probablement des millions, à travers le monde», écrit Richard L' Archer, directeur de La Revue Sainte-Anne, dans le premier numéro de l'année 2017.
vendredi 27 janvier 2017
Le gazouillis de la semaine
Chaque vendredi,
un tweet qui intéressera tout particulièrement les membres de l'AMéCO
par sa pertinence, son style, ses images et/ou son propos.
Nous y sommes ! Deux journées pleines à venir avec les médias catholiques, après une soirée en compagnie du Père Lombardi. #JSFS2017 pic.twitter.com/SCnzSsRNTS— Ecclésia RH (@EcclesiaRH) 25 janvier 2017
jeudi 26 janvier 2017
Notre-Dame-du-Cap: prix d'excellence
«J’ai participé en octobre dernier au congrès de l’Association des médias catholiques et œcuméniques (AMéCO), association dont la revue Notre-Dame-du-Cap est membre. Lors de cet événement annuel, l’AMéCO décerne ses Prix d’excellence pour récompenser la qualité du journalisme chrétien d’ici. Notre magazine a remporté deux des neuf prix attribués cette année», se réjouit Stéphane Gaudet, rédacteur en chef de la revue, dans son éditorial de janvier.
«Il y a de quoi être fier qu’une association professionnelle regroupant les médias religieux du Canada francophone reconnaisse la qualité de notre magazine», ajoute-t-il. «Pour le nouveau rédacteur en chef, cette reconnaissance terminait en beauté une première année à la barre de Notre-Dame-du Cap.»
«Il y a de quoi être fier qu’une association professionnelle regroupant les médias religieux du Canada francophone reconnaisse la qualité de notre magazine», ajoute-t-il. «Pour le nouveau rédacteur en chef, cette reconnaissance terminait en beauté une première année à la barre de Notre-Dame-du Cap.»
mercredi 25 janvier 2017
En direct des Journées François-de-Sales
Directeur du Bureau de presse du Saint-Siège et de directeur de Radio Vatican de 2006 à 2016, le jésuite Federico Lombardi a prononcé la conférence d'ouverture des 21e Journées François-de-Sales. Ex-présidente de l'ACPC, Gaëtane Larose participe à cet événement. Elle vient tout juste de nous acheminer ces notes.
Le père Lombardi a travaillé avec trois papes différents. Il s'est attardé, dans sa conférence, à présenter les papes qu'il a servis du point de vue des communications.
Il a eu l’occasion d’accompagner Jean-Paul II dans une trentaine de voyages. À ses yeux, c'était un homme qui n’avait pas peur d’être lui-même et il ne se laissait pas conditionner dans un modèle. Il était cohérent et d’une personnalité très forte. Ce pape a donné au monde la plus grande image du pardon. Il a voulu, en montrant sa maladie, se faire solidaire de tous les malades. Jean-Paul II s’exprimait avec une profonde crédibilité. Il a démontré une grande attention aux différentes cultures. Il avait une force pour parler aux peuples de leur culture, de leur histoire, de leur vocation. Il savait leur proposer des défis. Il avait le don des langues et montrait un souci de parler la langue des pays visités. Il a montré sa confiance réelle aux médias et les médias l’ont compris. Après chaque voyage, il réunissait l’équipe des médias du Vatican.
Benoît XVI a été un pape de l’ordre, de la clarté et de la profondeur. Ce n’était pas un grand communicateur mais il avait une grande capacité de synthèse. Le père Lombardi a admiré son courage et son humilité d’avoir «pris sur soi» la faute de l’Église en matière d’abus sexuel. Il n’avait pas la préoccupation de l’image. Il a fait preuve d’une grande lucidité dans sa décision de renonciation à la papauté. Le père Lombardi se dit convaincu de la sincérité et de la profondeur de sa décision.
La situation avec le pape François est différente. Cet homme est spontané, libre dans l’expression et il désire répondre à des questions vivantes. Ses homélies sont très appréciées mais il ne fournit pas de textes écrits. «Il faut le respecter dans son originalité», dit le père Lombardi. Au Vatican, il n’y a pas une seule personne qui connaisse tout de l’agenda du pape François. «Il conserve sa liberté de vie». Son style de communication se situe davantage dans les gestes que les paroles. La force de son message se situe au plan de la crédibilité et de la cohérence. Le père Lombardi croit que nous vivons de grands moments alors que le monde regarde le pape et regarde l’Église. Le pape François, dit-il, est une «grande autorité morale pour le monde d’aujourd’hui».
Les 21e Journées François-de-Sales se dérouleront cette année du 25 au 27 janvier 2017 à Annecy, en France. Le thème: Les religions font la une. C'est la Fédération des médias catholiques qui organise cette rencontre. (photo: Gaëtane Larose)
Le père Lombardi a travaillé avec trois papes différents. Il s'est attardé, dans sa conférence, à présenter les papes qu'il a servis du point de vue des communications.
Il a eu l’occasion d’accompagner Jean-Paul II dans une trentaine de voyages. À ses yeux, c'était un homme qui n’avait pas peur d’être lui-même et il ne se laissait pas conditionner dans un modèle. Il était cohérent et d’une personnalité très forte. Ce pape a donné au monde la plus grande image du pardon. Il a voulu, en montrant sa maladie, se faire solidaire de tous les malades. Jean-Paul II s’exprimait avec une profonde crédibilité. Il a démontré une grande attention aux différentes cultures. Il avait une force pour parler aux peuples de leur culture, de leur histoire, de leur vocation. Il savait leur proposer des défis. Il avait le don des langues et montrait un souci de parler la langue des pays visités. Il a montré sa confiance réelle aux médias et les médias l’ont compris. Après chaque voyage, il réunissait l’équipe des médias du Vatican.
Benoît XVI a été un pape de l’ordre, de la clarté et de la profondeur. Ce n’était pas un grand communicateur mais il avait une grande capacité de synthèse. Le père Lombardi a admiré son courage et son humilité d’avoir «pris sur soi» la faute de l’Église en matière d’abus sexuel. Il n’avait pas la préoccupation de l’image. Il a fait preuve d’une grande lucidité dans sa décision de renonciation à la papauté. Le père Lombardi se dit convaincu de la sincérité et de la profondeur de sa décision.
La situation avec le pape François est différente. Cet homme est spontané, libre dans l’expression et il désire répondre à des questions vivantes. Ses homélies sont très appréciées mais il ne fournit pas de textes écrits. «Il faut le respecter dans son originalité», dit le père Lombardi. Au Vatican, il n’y a pas une seule personne qui connaisse tout de l’agenda du pape François. «Il conserve sa liberté de vie». Son style de communication se situe davantage dans les gestes que les paroles. La force de son message se situe au plan de la crédibilité et de la cohérence. Le père Lombardi croit que nous vivons de grands moments alors que le monde regarde le pape et regarde l’Église. Le pape François, dit-il, est une «grande autorité morale pour le monde d’aujourd’hui».
Les 21e Journées François-de-Sales se dérouleront cette année du 25 au 27 janvier 2017 à Annecy, en France. Le thème: Les religions font la une. C'est la Fédération des médias catholiques qui organise cette rencontre. (photo: Gaëtane Larose)
Mission-Air: avenir de la publication
Une autre revue membre de l'AMéCO opte pour le numérique.
Dans le numéro d'hiver de Mission-Air, on indique que «jusqu'à l'automne 2017, la revue sera semblable à celle que vous recevez maintenant».
Les responsables feront dès lors «parvenir, trois fois par année, un document intitulé Courrier Mission-Air composé de quatre feuillets recto-verso, donc beaucoup moins volumineux, où les informations et les textes de réflexion seront plus condensés. Ce document sera envoyé par courrier électronique».
Dans le numéro d'hiver de Mission-Air, on indique que «jusqu'à l'automne 2017, la revue sera semblable à celle que vous recevez maintenant».
Les responsables feront dès lors «parvenir, trois fois par année, un document intitulé Courrier Mission-Air composé de quatre feuillets recto-verso, donc beaucoup moins volumineux, où les informations et les textes de réflexion seront plus condensés. Ce document sera envoyé par courrier électronique».
mardi 24 janvier 2017
Message de la JMCS 2017
Le Vatican vient tout juste de mettre en ligne le message du pape François pour la 51e Journée mondiale des communications sociales. Il porte le titre suivant: Communiquer l'espérance et la confiance en notre temps. Ce texte est habituellement rendu public le 24 janvier, jour de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes.
Ensemble: pierre angulaire et clé USB
Le plus récent numéro du bulletin Ensemble, une publication de l'archidiocèse de Sherbrooke, raconte le début de la construction d'une nouvelle résidence pour les Petites Sœurs de la Sainte-Famille. En octobre, on a béni la pierre angulaire du nouvel édifice.
«Cette pierre de granit, qui arborera la date de construction de la nouvelle demeure, conserve en son cœur une clé USB sur laquelle ont été enregistrés des documents qui relatent un bref historique de la communauté et surtout, une explication du pourquoi, par qui et comment la maison Au Boisé d’Élodie aura été construite. On y retrouve aussi des médailles bénites et une relique de Mère Léonie», écrit le rédacteur Benoît Labonté.
«Cette pierre de granit, qui arborera la date de construction de la nouvelle demeure, conserve en son cœur une clé USB sur laquelle ont été enregistrés des documents qui relatent un bref historique de la communauté et surtout, une explication du pourquoi, par qui et comment la maison Au Boisé d’Élodie aura été construite. On y retrouve aussi des médailles bénites et une relique de Mère Léonie», écrit le rédacteur Benoît Labonté.
lundi 23 janvier 2017
Cinéma religieux à l'émission Questions d'aujourd'hui
Directeur de la revue Notre-Dame-du-Cap, amateur de cinéma, Gilles Leblanc discute du cinéma religieux à l'émission radiophonique Questions d'aujourd'hui. Cette émission est diffusée par Radio VM et Radio Galilée à différents moments de la semaine.
Questions d'aujourd'hui est une production de l'Office de catéchèse du Québec.
Questions d'aujourd'hui est une production de l'Office de catéchèse du Québec.
La vie dans notre Église: solidarité
«La solidarité était «inscrite dans l’ADN» de nos ancêtres. Qui n’a jamais entendu parler de ces corvées d’entraide qui se mettaient spontanément en place dans les paroisses rurales d’autrefois afin de venir en aide à une famille dont la maison, la grange ou l’étable avaient été rasées par les flammes ? On s’empressait alors de rebâtir ces bâtiments afin que ces familles et leurs animaux puissent à nouveau se loger entre quatre murs», écrit Frédéric Barriault dans le plus récent numéro de La vie dans notre Église.
dimanche 22 janvier 2017
Bulletin de communication: 375e de Montréal
«En 1642, le 17 mai, Paul de Chomedey sieur de Maisonneuve et la vénérable Jeanne-Mance, deux laïcs remplis de foi et de zèle missionnaire, arrivent sur l’île et fondent Ville-Marie en l’honneur de la Vierge Marie. La messe est célébrée dès l’arrivée, affirmant ainsi la dimension spirituelle de cette fondation.»
Le Bulletin de communication, une publication du diocèse de Valleyfield, publie la lettre pastorale que l'archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, a dévoilée à l'occasion du 375e anniversaire de Montréal.
Le Bulletin de communication, une publication du diocèse de Valleyfield, publie la lettre pastorale que l'archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, a dévoilée à l'occasion du 375e anniversaire de Montréal.
samedi 21 janvier 2017
Soirée Relations: pétromonarchies du Golfe persique
Les pétromonarchies du Golfe persique sont devenues des alliées des États occidentaux en dépit de l’absence de démocratie et du manque de respect des droits humains qui y règnent, en plus de la promotion qu’elles font d’un certain fondamentalisme islamique, affirme l'affiche de la conférence-débat.
Les pétromonarchies du Golfe sont-elles des alliés contre-nature? La question sera posée lors de cette Soirée Relations du 30 janvier 2017 tenue à la Maison Bellarmin, là où se trouvent les bureaux de la revue Relations.
Les pétromonarchies du Golfe sont-elles des alliés contre-nature? La question sera posée lors de cette Soirée Relations du 30 janvier 2017 tenue à la Maison Bellarmin, là où se trouvent les bureaux de la revue Relations.
vendredi 20 janvier 2017
Le gazouillis de la semaine
Chaque vendredi,
un tweet qui intéressera tout particulièrement les membres de l'AMéCO
par sa pertinence, son style, ses images et/ou son propos.
D’un côté il y aurait toujours trop d’État au Qc et de l’autre le louable entrepreneuriat? Réplique à @ataillefer https://t.co/VSvKn6pYi2— Revue Relations (@RevueRelations) 16 janvier 2017
jeudi 19 janvier 2017
Parabole: mère d'Youville
«Bien avant notre temps, Mère Marguerite d’Youville a eu cette vision de la beauté inachevée du monde et de la grandeur de l’homme. Cette femme avait la trempe des héros qui font l’histoire; mais parce que son âme était plus forte que son bras, elle a fait passer la vie avant l’histoire et fait passer la vie et le bonheur des humbles avant la gloire des grands de ce monde. Elle a guidé ses sœurs, les Sœurs Grises, qui continuent son œuvre dans l’espace et le temps, à soigner gratuitement les malades avant la naissance de l’assurance hospitalisation, à nourrir, loger, défendre les pauvres et les maltraités avant la création des centres d’accueil et de l’assistance sociale. L’œuvre des Sœurs Grises est l’un des plus beaux témoignages que la créature puisse rendre à son Créateur qui, en nous laissant la création en friche, nous invite à la parachever.»
Le magazine Parabole reproduit ce texte qu'Antonine Maillet avait rédigé au lendemain de la canonisation de Mère d'Youville. Son propos sert bien la thématique de tout ce numéro: S'ajuster au projet de Dieu.
Le magazine Parabole reproduit ce texte qu'Antonine Maillet avait rédigé au lendemain de la canonisation de Mère d'Youville. Son propos sert bien la thématique de tout ce numéro: S'ajuster au projet de Dieu.
S'abonner à :
Messages (Atom)









