dimanche 9 octobre 2011

Des nouvelles du conseil d'administration (2)

Lors de leur rencontre tenue vendredi dernier, les membres du conseil d'administration de l'ACPC ont discuté du récent colloque Médias et religion. «Nous sommes satisfaits de ce colloque qui a proposé des réflexions intéressantes et donné des informations pertinentes sur les enjeux que vivent les médias, ici et en Europe, et une meilleure connaissance des médias catholiques de l'Europe francophone», note Richard Chartier, vice-président de l'ACPC. «Nous sommes reconnaissants à François Gloutnay de nous avoir mis au courant de la tenue de ce colloque et d'avoir diffusé en direct des nouvelles de l'événement dans le blogue de l'ACPC».

Il a été aussi question du mémoire de l'ACPC présenté dans le cadre de la consultation du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Le document a été ébauché par Richard Chartier puis enrichi par des membres, dont Gaëtane Larose et Jacinthe Lafrance. «Nous allons soumettre ce mémoire aux membres de l'ACPC lors du prochain congrès afin de l'améliorer. Il pourrait être présenté oralement à Sherbrooke en novembre prochain lors d'audiences publiques.»

Enfin, les membres du CA ont finalisé la préparation du prochain congrès et de l'assemblée générale. Il y aura des changements à l'horaire. «Nous ferons parvenir par courriel la nouvelle version du programme aux membres de l'ACPC», annonce Richard. Les membres de l'ACPC ont déjà reçu le formulaire d'inscription par la poste. Il est aussi disponible en ligne.

Des nouvelles du conseil d'administration (1)

Les membres du conseil d'administration de l'ACPC se sont réunis le vendredi 7 octobre dernier à Montréal. Les liens internationaux de l'ACPC ont été examinés, notamment grâce à une lettre reçue de la Fédération française de la presse catholique. La FFPC propose des espaces annuels de collaboration entre les deux organismes. «Nous considérons que de bonnes avenues se dessinent pour l'avenir», indique Richard Chartier, vice-président de l'ACPC. «Nous en discuterons avec les membres lors de l'assemblée générale du 28 octobre prochain».

Le cas de l'UCIP a aussi été évoqué. L'ACPC a déposé une lettre lors d'une rencontre récente, tenue à Rome, au sujet de l'avenir de cette association. Les participants ont décidé de créer un groupe de réflexion composé de six personnes afin de proposer éventuellement la mise en place d'un groupe international pour remplacer l'UCIP. Le conseil d'administration suivra de près ces réflexions.


La Conférence des évêques catholiques du Canada a invité l'ACPC à une rencontre du Comité permanent pour les mouvements et associations catholiques qui se déroulera du 25 au 27 novembre prochain à Mississauga, en Ontario. Le conseil d'administration estime important que l'ACPC soit représentée à ce forum. Sébastien Héroux, membre du CA, y sera délégué.

samedi 8 octobre 2011

L'Envoi: Séminaire de Saint-Hyacinthe

L'Envoi du 29 septembre souligne les 200 ans du Séminaire de Saint-Hyacinthe. Mgr François Lapierre, évêque du diocèse, rappelle que le «8 septembre 1811, messire Antoine Girouard, alors curé de la paroisse de Saint-Hyacinthe, accueillait quelques étudiants dans son nouveau presbytère pour des cours de latin». Pauline Vertefeuille et Claide Du Mesnil ont rencontré l'actuel supérieur de l'institution, le chanoine Jean Corbeil, tandis que des anciens élèves racontent des souvenirs de leur passage.

vendredi 7 octobre 2011

L'Église de Gaspé: film de Lanctôt

Dans L'Église de Gaspé, on trouve une présentation du film de Micheline Lanctôt, Pour l'amour de Dieu. Ce film «raconte l’histoire d’un amour plus grand que tout. L’amour que deux êtres ont choisi de dévouer à Dieu, sans se douter qu’il les mettrait à l’épreuve. Témoignant avec respect de la force de cet amour qui est venu bouleverser la vie de ces deux religieux, le film agit avec nuance, en nous les montrant tendrement humains. Le film est aussi un beau témoignage de respect aux frères et aux sœurs qui ont fait vivre les écoles québécoises pendant de nombreuses années et il nous les présente sous un angle rarement vu au grand écran.»

jeudi 6 octobre 2011

Médias: interface ou miroir de la société?

Directeur fondateur de Présence magazine, aujourd'hui président du conseil d'administration de la revue, Louis Lesage donnera le cours intitulé Les grands médias d’information: interface ou miroir de la société? Offert par l'Institut de pastorale des dominicains, ce cours de 15 heures jettera notamment un regard sur l’état de l’information religieuse et la situation de la presse catholique. Il faut s'inscrire avant le 24 octobre.

Le Messager de Saint-Antoine: lieux de prière

«En ces temps où l'école, les organismes sociaux et les services publics écartent toute référence au domaine religieux, on constate l'affluence accrue de pèlerins dans ces hauts lieux de prière que sont les centres de pèlerinage. Comme si la sécheresse spirituelle avivait la soif profonde du sens à la vie», écrit Paul Rancourt, directeur de la revue Le Messager de Saint-Antoine, dans son Billet d'ambiance d'octobre.

mercredi 5 octobre 2011

L'aventure intérieure: deuil

C'est Jean Monbourquette qui signe le texte Faire son deuil dans le plus récent numéro de L'aventure intérieure (novembre-décembre 2011), un article qu'il a remis avant son décès, survenu le 28 août dernier. «Deuil est un vieux mot français signifiant douleur. L'expression faire son deuil signifie accepter de vivre sa douleur. Le deuil n'est pas une maladie mais un événement naturel certes toujours troublant. Sa gravité se mesure à l'attachement au défunt», écrit-il. Aussi dans ce numéro, Laurent Fontaine interviewe Josélito Michaud, auteur de Passages obligés et de Dans mes yeux à moi.

Dans Le Monde diplomatique

Dans sa chronique Les revues du mois, Le Monde diplomatique d'octobre propose la lecture de Relations. «La revue québécoise donne la parole aux jeunes voix engagées de la province francophone, des altermondialistes aux catholiques sociaux en passant par les féministes.» C'est le numéro de septembre - déjà présenté dans ce blogue - qui est illustré.

mardi 4 octobre 2011

Paul Bouchard honoré

Fondateur du NIC, Paul Bouchard a été honoré samedi dernier pour ses 36 ans d'engagement dans la presse religieuse. En 1976, «ne reculant devant rien, il lançait seul, de son appartement, rue Frontenac à Montréal, 200 copies du premier numéro d'Esprit-Vivant, un feuillet imprimé sur du papier 8 ½ x 14», raconte Sophie Bouchard, l'actuelle directrice générale de la revue. En 1980, «le journal traverse une période houleuse après ses prises de position éditoriales en faveur de la souveraineté. Pour éviter la fermeture, on réduit les dépenses en redevenant bimensuel et Paul Bouchard fait une grève de la faim de 21 jours pour alerter les médias et obtenir des fonds. Délesté de 35 livres, il doit cependant se résoudre à la fermeture. Le dernier numéro est produit un Vendredi saint, en avril 1981, non sans promettre le lancement prochain d’un nouveau journal.» C'est en décembre 1981 que paraît L'Informateur catholique. En 1999, on rebaptise le tabloïd, devenu une revue, Le NIC (Le Nouvel informateur catholique). Le magazine compte aujourd'hui 32 pages et est publié douze fois par année. (Photo: Daniel Abel / Le NIC)

Coeur et âme express: monastère

«Lorsque vous lirez ce témoignage, j’aurai fait mon entrée au monastère, accompagnée de toute ma famille». Sylvie Daigneault, mère de deux enfants, a été acceptée comme postulante au monastère des Soeurs clarisses de Salaberry-de-Valleyfield. Dans Coeur et âme express, elle raconte son histoire. «Tout ce cheminement s’est fait en accord avec mon conjoint et mes enfants devenus adultes. Ils m’ont accompagnée sur ce chemin peu fréquenté. Je me sais très privilégiée d’être entourée de personnes si extraordinaires. Il y a plusieurs années mon conjoint m’avait dit : Un jour, Sylvie, je vais aller te reconduire au monastère, mais pour moi, c’était quelque chose qui ne pouvait être envisagé; quelque chose d’impossible.»

lundi 3 octobre 2011

Rome: les lendemains de l'UCIP

Jacques Berset, rédacteur de l'agence APIC, rend compte aujourd'hui de la rencontre tenue à Rome, vendredi dernier, sur l'UCIP et ses lendemains. Les dirigeants du Conseil pontifical pour les communications sociales, responsables de cet événement, estiment «que les journalistes se sentent orphelins de l’UCIP et ont besoin d’une organisation, d’un réseau».

Colloque Médias et religion (2)

En après-midi, les panélistes au colloque Médias et religion examinent les stratégies médiatiques des différents groupes religieux en Occident. Alain Faubert, prêtre, ex-animateur de Parole et Vie, reconnaît que dans l'Église catholique, il existe la «tentation du retrait» ou la «politique de la chaise vide». Il se demande si en «investissant dans ses propres médias», l'Église ne s'est pas isolée davantage.

Rédacteur de Respect Mag, Ousmane Ndiaye voit des faiblesses dans le traitement de l'Islam dans les médias de France. On ne reconnaît pas, par exemple, la diversité des musulmans et des
institutions de l'Islam. «Le monde musulman est toujours vu comme un bloc». Il reconnaît aussi qu'il y a crise de la représentation au sein des institutions musulmanes». À qui doit-on donner la parole? Qui est le chef de cette religion? «C'est finalement aux musulmans de développer leurs stratégies de prise de parole».

Frédéric Antoine, rédacteur en chef de L'Appel et auteur de L'Église a-t-elle perdu la culture et les médias?, estime que les Églises ont développé ces dernières années des stratégies médiatiques. Elles sont apparues lorsque les grandes Églises ont pris conscience qu'elles perdaient leur influence. L'Église investit dorénavant dans les outils
technologiques. Mais «de quelle manière l'Église utilise-t-elle ces médias?» Il reconnaît que les interventions de l'Église sont davantage ciblées vers ses membres, convaincus, moins vers le monde, plus distant.

Dominique Quinio, directrice de la rédaction de La Croix, explique que son journal fait une large place à l'information religieuse, mais pas seulement à l'information sur le catholicisme. «Nous sommes le quotidien français qui parle le plus de l'Islam», lance-t-elle. Professionnalisme et rigueur sont au menu de ce journal, une obligation même.

Enfin, Paul Wells, du Macleans - (voir son blogue) - dit que la majorité des journalistes qu'il connaît soutiennent que la religion ne doit pas être publique. «Pourtant la religion est importante dans la vie politique aujourd'hui. Et les médias ont si peu de chroniqueurs religieux, regrette Wells. «Il faut cesser de ghettoïser la présence de la religion dans les médias.»
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Colloque Médias et religion (1)

Ouverture à Montréal du colloque Médias et religion. Dans son mot d'ouverture, Pierre-Gerlier Forest, président de la Fondation Pierre Elliot Trudeau, a déploré le «manque de perspectives face à la présence de la religion dans l'espace public».

Philippe Gonzalez, maître assistant à l'Université de Lausanne, est revenu sur l'affaire des minarets de Suisse. Lors d'un référendum, tenu en novembre 2009, les Suisses ont voté l'insertion, dans la constitution de leur pays, d'un article interdisant la construction de minarets, symbole du culte musulman. Il a analysé la médiatisation de ce débat et constaté d'importantes ambiguïtés dans la couverture journalistique.

«Comme
nt les médias traitent-ils le religieux?» C'est la question qui a préoccupé chacun des panélistes du matin. La documentaliste Eugénie Francoeur explique notamment les difficultés pour les journalistes dans les grands médias de présenter les événements religieux et de donner la parole aux adeptes des religions. Ces sujets suscitent encore méfiance même si ces dernières années, elle a pu collaborer à des projets de documentaires sur la spiritualité ou les rites religieux. «Les murs viennent de l'ignorance», estime-t-elle.

«Les phénomènes religieux se prêtent fort mal au traitement journalistique», lance la journaliste et chroniqueuse Lysiane Gagnon. Elle reconnaît toutefois que la culture de la peopolisation, très présente dans les médias, fait une place aux vedettes, le pape devenant une rock star et le dalaï lama, «la coqueluche des journalistes occidentaux».

«Le monde politique est couvert avec beaucoup moins de cynisme par les journalistes que le monde religieux», reconnaît d'emblée Chantal Hébert. En réfléchissant à son expérience, elle estime toutefois qu'on ne peut comprendre la politique canadienne sans comprendre les religions. Elles prennent actuellement beaucoup de place dans le monde politique, notamment à Ottawa.

Le chercheur Jean-Michel Landry traite ensuite de l'image médiatique de l'Islam. Il rappelle les événements de l'été dernier en Norvège où «l'on a cherché à tenir l'Islam politique coupable. À tort et sans preuves». En 1995, lors des attentats à Oklahoma City, on a aussi pointé le doigt vers les groupes islamistes avant de découvrir l'auteur, un Américain d'extrême-droite.

Le Diocésain: campagne de financement

«Le Diocésain en est maintenant à sa seconde année d’existence. Publié à 5 reprises durant l’année dans les différents médias Transcontinental de notre région, Le Diocésain est l’une des rares publications québécoises à caractère religieux à compter une distribution dépassant les 130 000 exemplaires», peut-on lire dans le plus récent numéro. «Afin de bien soutenir notre publication diocésaine, tout comme l’an dernier, le Service des communications du diocèse de Joliette lance en septembre sa vaste campagne de financement. Paroisses, organismes communautaires et tout le grand public sont sollicités afin de permettre à notre diocèse de poursuivre cette merveilleuse aventure médiatique.»

dimanche 2 octobre 2011

Église de Baie-Comeau: Jack Layton

«Comme la plupart des jeunes de 13 ans, mon fils ne s’intéresse pas à la politique», écrit Christine Desbiens, responsable de la revue Église de Baie-Comeau à la page 2 du numéro de septembre-octobre. «Le jour du décès de Jack Layton, il a tout de même jeté un coup d’oeil à l’émission spéciale que j’écoutais à la télé. Voyant des images du politicien en action, il m’a demandé: Il avait l’air très gentil. L’était-il vraiment? À ma réponse positive, il a ajouté: Alors, il était un morceau de Dieu tombé sur la terre!»

samedi 1 octobre 2011

Disparition prochaine de Témoignage chrétien?

«Sans vous, Témoignage chrétien va disparaître». La une du numéro du 22 septembre de ce magazine est directe. Cette publication, née en 1941 dans la clandestinité, «se trouve à un moment déterminant de son existence», écrit-on. «Sans mobilisation forte de tous ceux qui croient à sa pertinence pour aujourd’hui, notre hebdomadaire risque de ne plus faire entendre sa voix d’ici quelques semaines.» Mais l'ex-rédacteur en chef de Témoignage Chrétien, Luc Chatel, regrette que l'on cherche aujourd'hui à culpabiliser les lecteurs et les abonnés. «Non, vous n’êtes pas responsables de la faillite de votre journal», a-t-il écrit hier dans le site Golias.fr. «Quand un journal perd des lecteurs, qu’il s’effondre, l’histoire récente démontre que c’est dans 80% des cas le résultat d’une mauvaise stratégie. Et dans 80% des cas, les principaux responsables (directeur, actionnaires, administrateurs), plutôt que de se remettre en cause, trouvent une explication qui leur est totalement extérieure: le marché publicitaire, le coût du papier, internet, la crise... Dans les médias comme dans d’autres domaines, l’impunité des élites est la règle.»

Démission à Zenit

Fondateur de l'agence de presse Zenit, le journaliste espagnol Jésus Colina a remis sa démission comme directeur de la rédaction. Officiellement, «pour des raisons personnelles». Mais Frédéric Mounier et Nicolas Senèze (La Croix) estiment plutôt «qu’il lui a été demandé de quitter l’agence», une entreprise commanditée par les Légionnaires du Christ. Dans son blogue, Jean-Marie Guénois (Le Figaro) souligne que «le plus inquiétant est que cette agence gratuite, très connue en France, qui livre des informations sur la vie de l'Eglise, demande en retour de l'argent à ses lecteurs sans jamais dire qui elle est vraiment. Jésus Colina raconte qu'il a exigé à maintes reprises que la clarté soit faite sur l'issue de ces dons pour l'agence et son service d'information et non pour d'autres œuvres des Légionnaires du Christ».

vendredi 30 septembre 2011

La Revue Sainte Anne: départ

«Le père Guy Desrochers, directeur de cette revue, a été invité à exercer ses talents dans un autre champ d’apostolat. Il a accepté de laisser un poste qu’il occupait avec brio pour aller à une autre urgence. Devenu recteur du Sanctuaire, nous lui souhaitons de toujours garder cette disponibilité et cette capacité de ne jamais jeter l’ancre une fois pour toutes, mais de continuer à sortir de sa zone de sécurité et de prendre le large», peut-on lire dans la page éditoriale du numéro d'octobre de La Revue Sainte Anne. Le blogue de l'ACPC avait annoncé ce changement le 17 septembre dernier.

jeudi 29 septembre 2011

Notre-Dame du Net

À surveiller, demain, vendredi. Le Soir (Belgique) et Le Monde (France) annoncent le lancement, demain, du webdocumentaire Notre-Dame du Net, une réalisation de l'agence de reportages SapienSapienS. Cette vidéo explore la relation entre les religieuses d'une communauté et le Web. «Quelle utilisation en ont-elles? Comment concilient-elles la clôture monacale et l’ouverture sur le World Wide Web? Comment la Toile peut-elle diffuser une spiritualité, voire susciter des vocations?» La bande annonce est disponible dès maintenant. Pour la suite, il faut consulter, nous prévient-on, «lemonde.fr et lesoir.be à partir du 30 septembre 2011».

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Réinventer la presse

Le plus récent numéro du Courrier international est consacré à l'avenir du journalisme et de la presse écrite. «Malgré le succès de certaines revues dans le monde dit développé le papier chute. Aux États-Unis, 142 quotidiens ont disparu en 2009, et en dix ans le nombre de journalistes a diminué de 25 %. En Europe, la diffusion des quotidiens a régressé de près de 8 % depuis 2005, et au Japon et en Amérique du Nord de 10 %…», note Philippe Thureau-Dangin, directeur de la publication.